Parents z'ordinaires

Gaëlle nous en dit plus…

Bonjour à toi, bienvenue sur Graines de Parentillages ! Et surtout, merci de venir partager avec nous un petit bout de toi, de ton histoire… Bref, de venir nous parler de ta parentalité ! Allez, c’est parti ! Dis-nous… Qui es-tu ?

Bonne question ! Je m’appelle Gaëlle, j’ai 29 ans, travaille dans la fonction publique territoriale et suis l’heureuse maman d’un bout de chou d’1 an et encore plus heureuse belle-maman d’une petite fille de bientôt 8 ans.

Voilà pour le cadre… Pour le reste, je suis quelqu’un d’entière, qui s’investit à 200 % lorsque la motivation et l’envie sont présentes mais qui a également ses faiblesses et ses blessures. Bref une personne humaine je crois, non ?!

Comment as-tu rencontré ton mari ?

Mon mari… Ça me fait encore tout drôle lorsque les gens l’appelle comme cela, il faut dire que notre mariage ne remonte qu’à 2 mois maintenant.

J’ai rencontré G. il y a de cela trois ans et demi, par un site de rencontres. J’accumulais les histoires sans lendemain et avais réellement envie de me détendre sans prise de tête, en pouvant si possible traiter les hommes comme ils me traitaient à l’époque c’est à dire de la marchandise. Je me suis donc rendue sur la célèbre application de l’époque qui se rapprochait beaucoup d’un supermarché amoureux 🙂

Nous avons « matché » tout de suite, aussi bien lors de nos échanges de messages que lors de notre première rencontre. Lorsque nous nous sommes vus, nous avons eu du mal à décrocher l’un de l’autre tellement les choses semblaient évidentes… Au bout de 5 heures de conversation il a néanmoins fallu se quitter, pour vite se revoir cela allait de soi.

Comment as-tu réagi lorsque tu as su qu’il avait un enfant ?

G. me l’a dit assez rapidement… Il faut dire que mon interrogatoire précédant notre rencontre avait été particulièrement détaillé. Dès notre premier soir de discussion par message, je lui avais demandé ce qu’il faisait dans la vie et où il en était de ses histoires passées. C’est à ce moment là qu’il a lâché la « bombe », comme quoi il venait tout juste de se séparer (la séparation datait d’il y a 2 mois) et qu’il avait une fille.

Ma première réaction a été très comique : « Fille comme dans enfant ? ». Je pense que j’avais besoin d’écrire les mots pour mieux les appréhender. Il m’a répondu de manière très simple « Oui comme dans enfant, je ne suis pas de ceux qui appellent leur chien fifille ».

J’étais dans mon bain au moment de cet échange de messages, et je me rappelle avoir hésité à lâcher mon portable pour ne plus répondre et couper court à cette conversation. Et puis je me suis demandée si au fond c’était important, je voulais simplement une histoire sans lendemain et non une histoire d’amour qui se terminerait pas un mariage et des enfants… Je pouvais donc continuer de lui parler, je n’allais certainement pas rencontrer sa fille !!! En y repensant aujourd’hui, je rigole beaucoup !

Comment s’est passée la première rencontre avec la petite ?

Mon histoire avec G. est allée très vite… Comme je le disais plus haut, nous avons tout de suite « matchés » et il nous était difficile de passer du temps l’un sans l’autre. La situation était pour autant loin d’être simple car G. vivait à l’époque encore avec son ex-amie, la mère de sa fille.

Autant dire que l’organisation était parfois délicate à trouver, pour que nous puissions vivre notre début d’histoire aussi librement que possible.

J’ai très vite dit à G. que je ne souhaitais pas rencontrer sa fille avant un moment, que nous devions d’abord poser les fondations de notre couple avant qu’elle ne fasse ma connaissance et vice-versa. Mais ma belle-fille en a décidé autrement… Un soir avant de s’endormir, elle a posé la question fatidique à son Papa « Dis est-ce que tu as une amoureuse ? Comment elle s’appelle ? ». Mon amoureux a ainsi révélé mon existence, allant jusqu’à parler de ma couleur de cheveux car cela semblait avoir une importance toute particulière pour elle. Cela étant fait, elle a émis le souhait de me rencontrer et nous avons donc organisé cela le 14 mai, un mois jour pour jour après le début de notre histoire.

Nous avons décidé d’organiser un pique-nique à la plage, avec des amis de G. que ma belle-fille connaissait afin qu’il y ait d’autres personnes. Je suis arrivée en fin de matinée à leur appartement pour les chercher, le cœur battant à 100 000 à l’heure à l’idée de rencontrer cette petite fille qui me faisait tellement peur. G. a ouvert la porte et j’ai entendu des petits bruits de pas courir vers une pièce de l’appartement. Il m’a regardé en me souriant, « elle s’est cachée ». Sans hésiter un seul instant j’ai posé mes affaires et suis partie à sa recherche, rentrant dans son jeu en prétendant ne pas la trouver alors même que ses deux chaussettes roses dépassaient largement de la table du salon. Je crois que c’est à cet instant que notre rencontre s’est décidée, lorsque je suis rentrée dans son univers de petite fille et que j’ai accepté de redevenir une enfant à mon tour. Après cela elle m’a fait la visite de sa chambre, m’a introduit à tous ses doudous et nous sommes partis à la plage en écoutant et chantant à tue-tête les chansons de Walt Disney dans la voiture.

La journée que j’appréhendais s’est finalement passé en un clignement d’œil… Nous avons joué dans le sable, nous sommes baignés, avons pique-niqué. Et à la fin de la journée mon amoureux s’est tourné vers moi en me disant « Merci… Cela faisait un moment que je ne l’avais pas vu aussi à l’aise avec une personne qu’elle rencontre ».

Tout était dit… A la fin de cette journée j’ai compris que ma vie était changée et que malgré tout ce que je m’étais dit, cette petite fille allait bouleverser ma vie et mes émotions plus que ce que je m’attendais.

Avez-vous rencontré des difficultés pour construire cette famille recomposée ?

Oulà… Quelle famille recomposée ne rencontre pas de difficultés !! Bien sûr qu’il y en a eu, et il y en a encore de temps à autre, cela fait partie du quotidien et de ce que l’on doit accepter en se lançant dans cette aventure.

La première « difficulté » (je la mets entre parenthèse car elle est depuis devenue une alliée incomparable) a été la maman de ma belle-fille. Comme je m’en doutais mon arrivée dans la vie de sa fille n’a pas été de tout repos pour elle, car elle a du faire face à de nombreuses émotions qu’une mère peut ressentir. J’ai fait de mon mieux pour ne pas prendre trop de place, mais cela était difficile car comme je l’ai dit plus haut je m’investis à 200 % lorsque je crois aux choses et qu’elle me tiennent à cœur. Et ma belle-fille et surtout son bien-être lorsqu’elle était à la maison avec nous me tenait énormément à cœur. Je ne cherchais pas à prendre la place de sa Maman, mais je souhaitais préserver ma belle-fille des difficultés d’une séparation entre adultes et lui permettre de se sentir à 100 % une petite fille.

La deuxième difficulté a été le dialogue et la compréhension avec G. Avoir une petite fille une semaine sur deux a très vite révélé de nombreux conflits ou discussions sur l’éducation, les valeurs que nous partagions et celles que nous n’avions pas en commun. La relation et la communication avec la maman de ma belle-fille était également au centre de nos disputes, car le relais entre elle et moi se faisait par G. qui manquait parfois de me dire les choses ce qui d’un point de vue organisationnel a généré beaucoup de conflits.

Enfin la dernière et non pas la moindre difficulté a été et demeure encore aujourd’hui l’ambivalence des sentiments que je peux ressentir sur mon rôle de belle-mère. Car même si je le vis à 200 % et traite ma belle-fille de la même manière que je traiterais ma propre fille, je ne dispose pas d’une confiance en moi suffisante et me remets souvent en question sur le bien-fondé de mes actions envers elle, ou mon « droit » à le faire. La société est d’ailleurs un frein à cet égard, car les beaux-parents sont traités comme extérieurs à la famille et non pas des « parents » qui élèvent des enfants.

Aujourd’hui notre famille agrandie s’en sort très bien et ma belle-fille s’épanouit au sein de ses deux foyers, prenant de chaque côté ce dont elle a besoin pour se construire.

Mon petit doigt m’a dit que tu as un petit surnom de belle-mère… On peut savoir ? Qui l’a choisi, comment et pourquoi ?

Oui et quel surnom ! Ma belle-fille m’appelle « Doudou » depuis environ 3 ans. Le choix a été spontané et entièrement de sa part…

Très vite après notre rencontre ma belle-fille a essayé de glisser des « Maman » ou « Maman Gaëlle » par-ci par-là mais je la reprenais tout le temps, lui expliquant qu’elle avait une « Maman » et que ce n’était pas moi. Avec mon compagnon, nous lui avons indiqué qu’elle pouvait me trouver un surnom si elle souhaitait ne pas m’appeler par mon prénom, mais elle n’a pas donné suite. Et puis un jour, sorti de nulle part est venu ce « Doudou » qui sortait du cœur.

Je pensais que ça ne durerait pas mais trois ans après ma belle-fille me prouve que je me trompe… Désormais je crains le jour où elle reviendra au traditionnel « Gaëlle » qui me fera un pincement au cœur, à n’en pas douter !

Comment définirais-tu ta relation avec ta belle-fille ?

Comme je le disais plus haut, je ne fais pas de distinction entre ma belle-fille ou mon propre enfant. Et cela a été clair pour moi dès le départ de mon histoire avec G. Je ne souhaitais pas de différence entre mes enfants…

Aujourd’hui ma relation avec ma belle-fille est une belle relation, de confiance et de complicité. Je partage avec elle de beaux moments à deux ou en famille, j’essaie de l’accompagner du mieux que je peux dans ses émotions de petite fille, dans ses joies et ses chagrins avec mes émotions qui me sont propres.

En bref je fais de mon mieux, même si certains jours sont difficiles et donnent envie de tout laisser tomber parce qu’une petite voix au fond de moi me repère « mais de toute manière tu n’es pas sa mère, rien ne t’oblige à faire cela… ». Heureusement que cette voix ne dure jamais longtemps et s’efface dès que je vois le sourire de ma belle-fille.

Comment l’envie d’agrandir la famille vous est-elle venue ?

Très vite j’ai parlé de grossesse en rigolant, pour tester les réactions de G. qui m’ont quelque peu refroidi je dois l’avouer. Il ne nous sentait pas prêt à accueillir un enfant, nous avions déjà du mal à trouver un terrain d’entente avec ma belle-fille.

Mais au fil des mois l’envie est devenue plus forte et nous en reparlions de manière régulière. Un soir ma belle-fille est rentrée de chez sa maman, et dans son bain m’a chuchoté à l’oreille « Maman attend un bébé ». J’ai souri devant elle puis suis sortie de la salle de bain pour pleurer. Une réaction de pure jalousie et de déception à l’idée de ne pas être enceinte à mon tour…

Mais au final cette information a permis de relancer le débat avec G. et nous avons décidé de nous lancer dans l’aventure. Comme je ne pouvais pas juste arrêter la pilule (pour cause de traitement parallèle), il a fallu attendre un peu l’arrêt de mon traitement pour lancer la machine.

Mais là surprise… La première fois sans pilule a suffi et au cours d’un week-end de ski entre amoureux notre petit pois d’amour a été créé.

Comment as-tu vécu ta grossesse ?

Euh… Joker ?

Non plus sérieusement ma grossesse n’a pas été particulièrement « difficile » je pense, mais je ne peux pas dire avoir adoré ces neuf mois. Comme je le disais j’ai du arrêter un traitement de fond pendant ma grossesse ce qui fait que j’ai rapidement connu des difficultés de crises inflammatoires à mes articulations. Au début du 5ème mois les médecins m’ont arrêtée, me demandant de me reposer.

Les semaines et mois qui ont suivis m’ont donc permis de me poser dans cette grossesse mais ont également été une source d’angoisse assez importante car j’avais le temps de penser et réfléchir à ce que cette grossesse impliquait.

Les moments de joie dont je me souviens en revanche : les mouvements de mon petit pois dans mon ventre, ses cabrioles lorsque sa sœur approchait ou me faisait un câlin, le calme plat lorsque son père me touchait le ventre… Et les envies de frites et de coca à toute heure !!!!

Et l’accouchement ?

Je l’appréhendais énormément… Surtout que mon gynéco avait décidé de me déclencher deux semaines avant terme pour éviter que je ne déclenche une crise inflammatoire qui m’aurait clouée au lit. J’ai donc tout fait pour « inviter » mon fils à se lancer dans l’aventure tout seul, sans aide médicale quelconque…

Séances d’acupuncture, massage, yoga ? Je ne sais pas lequel de ces remèdes a fonctionné mais dans la nuit de vendredi à samedi ma poche des eaux s’est rompue. Lorsque je me suis tournée vers G. pour lui indiquer qu’il fallait qu’il me donne une serviette il a simplement dit « oh non pas maintenant !! ». Haha…

Nous avons ensuite pris notre temps pour aller à la Maternité, petit-déjeuner à la brasserie en face de la Clinique, jeu de société dans la chambre. Bref le bonheur quoi !! Je trouvais ça un peu trop facile à vrai dire… Jusqu’à ce que les contractions commencent… J’aurais pu mieux gérer la douleur si elles n’avait pas répercuté dans mes sacro-illiaques, ces articulations qui sont touchées dans ma maladie. J’ai tenu du mieux que j’ai pu, entre douche et ballon, jusqu’à 20h où l’infirmière m’a donné le Saint Graal en me disant que je pouvais avoir la péridurale.

La péridurale posée, j’ai pu revivre, rigoler avec la sage-femme qui était d’origine alsacienne comme moi. Je n’ai pas vu le temps passer jusqu’au moment où la sage-femme m’a indiqué qu’on allait s’entraîner à pousser pour voir comment je m’en sortais, puis après l’exercice « ah ben vous vous en sortez tellement bien que c’est le moment !! »

Je lui ai demandé si elle avait vu la tête et les cheveux de mon petit pois, et elle m’a répondu « Ce sera un petit blond… Ah non un roux !!! ». Et je me suis effondrée en larmes… Je rêvais que mon fils ait la même couleur de cheveux que moi.

Quelques poussées, points de suture et mon petit pois était sorti… Les moments qui suivent sont flous, je me rappelle qu’on l’amène car il ne respire par très bien, mon ventre qui se dégonfle d’un coup et je trouve ça drôle, puis mon petit bout qui est posé contre ma peau, et je pleure, je pleure…

Comment se sont-passés les premiers instants avec ton petit bonhomme ?

Magique ça fait cliché non ? Plus sérieusement le temps est arrêté, mon petit pois (qui n’a pas encore de nom car nous n’arrivons pas à nous décider) est posé contre moi et tète mon sein. C’est la seule fois où je lui donnerai la tétée et je trouve cela naturel…

Je n’en reviens pas de sa beauté, même si je m’inquiète un peu de ses yeux en amande (le test de la trisomie était bien négatif non?). Puis vient le moment où mon fils est posé contre son père, et là je fonds littéralement. Je crois qu’à ce jour c’est encore le spectacle le plus beau qu’il m’ait été donné de voir. Mes deux hommes qui se regardent droit dans les yeux, passant un pacte muet qu’eux seuls ont le droit de connaître.

Je les ai aimés si fort en cet instant…

Et la rencontre avec sa grande sœur ?

Magique bis ? Je l’attendais, je l’appréhendais. Je connaissais sa réaction suite à l’arrivée de son premier petit frère quelques mois plus tôt et j’avais peur qu’elle soit blasée d’un deuxième petit frère. Mais lorsqu’elle est entrée dans la chambre, elle s’est précipitée vers lui pour lui faire un câlin… Elle était tellement heureuse qu’il soit roux !!!

Aujourd’hui encore je n’en reviens pas de la connexion qui existe entre mon fils et sa sœur… Elle est la première à l’avoir fait rire, celle vers qui il se précipite lorsqu’il la voit. Ils me bouleversent toujours autant !

La relation avec ton chéri a-t-elle changé avec l’arrivée de bébé ?

Oh que oui !!!! Un bébé cela change tout… Le manque de sommeil, l’organisation qui change. Tout est là pour bouleverser un couple. J’aurais aimé dire que l’arrivée de notre fils nous a rapproché et soudé mais la vérité est plutôt inverse. Nous avons essuyé plus de crises durant la première année de notre fils que durant nos années de relation.

Je pense que la majorité de nos crises était issue du manque de sommeil, des difficultés que nous avions avec notre fils (RGO, soucis alimentaires…) mais également d’un manque de temps.. Et de l’organisation d’un mariage il est vrai 😉

Aujourd’hui nous sommes plus posés, notre fils fait ses nuits et nous arrivons plus facilement à trouver des moments de couple pour discuter ou juste se poser devant une bonne série.

As-tu rencontré des difficultés lors des premiers mois de bébé ?

Oui et j’en rencontre encore, il ne faut pas croire le contraire… Les premiers mois étaient les plus durs car je me suis retrouvée avec ce bébé que je ne connaissais pas, qu’il me fallait découvrir et appréhender tout en continuant de gérer mon quotidien avec une belle-fille qui avait ses besoins propres (école, jeux, attentions…) et mon compagnon.

Comme je le disais mon fils avait des soucis d’intolérance au lactose ou lait de vache et nous avons mis beaucoup de temps à trouver un lait qui lui convenait. J’ai ainsi expérimenté de nombreux discours médicaux, en majorité culpabilisant dès lors que l’on ne suit pas le « code de la lactation » à la lettre. Heureusement j’ai également été accompagnée par de supers professionnels qui m’ont appris à mieux connaître mon enfant, à le comprendre pour mieux l’accompagner. Cela m’a profondément soulagé…

Penses-tu que le rôle de mère est différent de celui de belle-mère ?

Selon ma vision et ma façon de vivre les choses, non. Mais je sais que cela dépend énormément de la personnalité et de la manière de voir les choses. J’ai une amie qui est également belle-mère mais qui a une façon toute différente de percevoir son rôle, le minimisant au strict nécessaire et aux jeux avec les enfants.

Pour moi, je n’ai pas accouché de ma belle-fille, je ne l’ai pas portée et je n’ai pas cette connexion naturelle qu’une mère peut avoir avec son enfant du fait de ce portage durant neuf mois. Mais je vois ma belle-fille comme une enfant de mon foyer à part entière, un membre de ma famille et je ne souhaite pas la traiter d’une manière différente en ce qui touche l’éducation, l’attention que je lui porte… Elle fera ensuite elle-même la part des choses et prendra ce qui lui semble bon pour elle, je lui fais confiance pour cela.

Pensais-tu que ça serait comme ça « être mère » ?

« Etre mère » semblait tellement simple dans mes fantasmes de petite fille… Il me suffisait de trouver un homme que j’aime et qui m’aime, on ferait des bébés et on serait tous heureux ensemble !!

En fait dans la vraie vie l’homme en question a déjà un enfant avec une autre femme qu’il a aimé et avec laquelle il partage un passé, on a bien fait un bébé mais les premiers mois ont été quelque peu pauvres en sommeil, et on s’aime toujours voire plus mais cela demande du temps et des efforts de chacun de nous.

Mais je ne changerai cela pour rien au monde…

Quelles valeurs souhaites-tu transmettre aux enfants ?

Avoir confiance en eux, en qui ils sont et ce qu’ils sont capables de faire. Leur montrer que l’on peut être heureux avec un rien, juste devant un coucher de soleil ou une coccinelle qui vole dans le ciel, que le bonheur dépend de nous et uniquement de nous.

Quel est ton plus beau souvenir avec eux ?

Un soir nous sommes allés à la salle d’escalade en famille, et pendant que G. grimpait avec ses amis je me suis allongée sur le dos sur le tapis du bloc d’escalade. Ma belle-fille et mon fils se sont précipités en même temps pour me faire un immense câlin… Je me suis sentie tellement aimée et chanceuse en cet instant…

Quel(s) message(s) voudrais-tu passer aux parents et futurs parents qui te lisent ?

Si vous êtes arrivés jusqu’à cette question c’est que vous savez déjà que la parentalité, qu’elle soit naturelle ou par lien, n’est pas une chose aisée…

Mais j’ai envie de vous dire que le jeu en vaut la chandelle car l’émerveillement d’un enfant n’a pas de prix et remplit tellement d’amour celui qui a la chance d’en être témoin !

 

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