Boîte à z'outils

Une poupée lorsque les temps de soins corporels sont difficiles

Parce que parfois, les temps de soins corporels peuvent tourner au désastre, au drame, que dis-je… à la catastrophe ! Et dans ce cas… la poupée peut devenir ta meilleure amie (alliée?)!

On ne sait pas toujours pourquoi, mais les tout-petits ont parfois des périodes où il leur est difficile de recevoir des soins. Changer ma couche ? Non, merci, sans façon… La douche ? Quelle horreur ! Le shampoing ? Quelle infamie !! Me laver le visage ? Mais vous êtes fous ?? Me moucher le nez ?! Appelez la police !

Des cris, des pleurs, des angoisses… Et nous, parents, on se retrouve bien démuni pour les accompagner… Non, parce que la patience, l’écoute, la parole, l’amour, quand ça ne suffit pas… Ça devient vite compliqué. On peut toujours repousser un peu le temps de la douche, mais il faudra bien qu’il y passe un jour…

Dans ces moments délicats, une poupée peut réellement vous venir en aide. Il s’agira de la proposer à votre enfant accompagnée d’éléments de soins, de manière à ce qu’il puisse lui même faire des soins à la poupée. Par exemple, proposer des mouchoirs, des pipettes de sérum physiologique vides, des lingettes, une couche, une mallette de docteur, etc.

Le principe est simple : l’enfant joue à reproduire les gestes qui l’effraient (ou en tout cas qui ne lui plaisent pas). Par ce biais, il se réapproprie ces soins en devenant acteur : il ne subit plus le soin, il le pratique sur sa poupée. Cela l’aidera à mieux supporter quand ces mêmes gestes seront faits sur lui.

On peut également faire les gestes nous-même sur sa poupée avant de les faire sur lui, pour lui montrer ce qu’il va se passer. Par exemple, emmener la poupée dans le bain avec votre petitout, lui passer la tête sous l’eau et la shampouiner tout en verbalisant nos actes… Puis expliquer que maintenant c’est à son tour. Il pourra ainsi voir d’un point de vue plus extérieur ce qu’il se passe au moment du shampoing, et se projeter dans ce qu’il va lui arriver.

Bien sûr, cet outil -comme tous les autres d’ailleurs- n’est pas miraculeux et ne fonctionnera pas avec tous les enfants. Il est néanmoins facile d’accès, que ce soit pour votre enfant ou pour vous… Le secret reste quand même dans la répétition : ce n’est pas en jouant à laver le nez de sa poupée une fois que l’enfant aura un déclic, mais en répétant le geste, en se l’appropriant, en le rendant moins effrayant… Cela prendra donc un certain temps ! Temps qui dépendra de l’individu en question…

Il est intéressant, en parallèle de cette proposition faite à l’enfant, que l’adulte puisse trouver la raison pour laquelle les soins sont difficiles. Est-ce lié à une mauvaise expérience ? Une sensation désagréable ? Une peur ? Une douleur ? Une hypersensibilité au niveau du toucher ? L’envie de faire seul ? La difficulté de rester sans bouger ? Autant de pistes à explorer pour pouvoir mieux comprendre son comportement, mieux lui verbaliser la situation et lui proposer des solutions adaptées à ses besoins à l’instant T. Et puis, quand on comprend ce qu’il se passe, c’est beaucoup plus facile pour rester patient, non ?

Je vous mets ici le petit panier de soin pour la poupée de Nounette ! Cela pourrait peut-être vous inspirer… Que de la récup’ sauf le stéthoscope ! Lingettes, seringues sans aiguille, brosse à dent, peigne, pipette de sérum phy, couche, boite d’homéopathie remplie avec du riz et bien fermée avec du scotch… Il manque le thermomètre (un vieux à nous qui ne marchait plus) que je n’ai pas réussi à retrouver pour vous faire la photo…

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